Récapitulatif d’une manifestation du 10 décembre 2014. Les informations suivantes concernant l’événement sont historiques.
YUV dans l’atrium de Refrather
Le 10 décembre 2014, ma série « YUV » a été présentée dans l’atrium de Refrather du funérarium Koziol, Sandberg 4. Les œuvres étaient éditées en édition limitée ; à l’occasion de la première, l’opportunité était de acquérir l’exemple unique d’une édition.
La soirée a associé l’art photographique au théâtre et à la musique de Britta von Anklang. Le début était à 19h30, le programme dura environ une heure et demie. Le tarif à l’époque était de 9 euros. Pendant la pause, on avait du vin chaud et des spécialités de Noël.
Laudatio de Dieter Claus
Ypsilon – U – VAU – ces sont, techniquement parlant, les composantes d’une image colorée, qu’il s’agisse d’un photo ou d’un film. Dans le bon rapport de proportion, un noir et blanc, c’est le Ypsilon, et deux extraits de couleur, le U et le V, donnent une reproduction fidèle de la réalité captée.
Que se passe-t-il si l’on supprime u et v ? Si l’on retire à la réalité sa couleur ? Si noir et blanc constituent les piliers de multiples nuances de gris, leurs contours créant tout de même une image de la réalité ?
Enric Mammen nous le montre. Il détourne notre regard vers l’essentiel, la forme, le réceptacle du contenu. Encore plus : il retire de l’ordinaire, des objets de notre monde réel, tout ce qui est inutile, réduit à la forme, à la silhouette, au sens. Il traite les objets devant sa caméra à l’aide d’un éclat de peinture blanche, enlevant leur couleur, enlevant l’impression de structure matérielle, et les enveloppe dans un blanc simple. Blanc sur blanc. Les frontières disparaissent.
Seulement par la lumière du photographe, ils retrouvent leur forme, les ombres de la lumière deviennent la silhouette, la forme, le nouveau contenu.
On voit alors ce qui est bien connu autrement ; nouveau ; dépossédé de sa réalité et redefini par le photo. Dans un monde propre, la dimension deux de l’art photographique. Dans Y – sans U et V.
Enric Mammen a créé une série de photographies. Son regard sur les choses est nouveau, différent. En retirant aux objets, dans leur réalité, un certain élément, il ajoute, grâce au procédé photographique, un élément nouveau.
Ainsi sont nées des œuvres d’art, pas des reproductions, qui comprennent l’ordinaire jusqu’à tel point qu’elles le compressent, par la taille et la perspective, augmentant leur beauté, défaite de leur contexte, et révélant de nouveau leur beauté.
Elles sont elles-mêmes, et en même temps parfois quelque chose d’autre.
Consistante dans ce que cette série est titrée uniquement par des numéros, et aucun des travaux n’ayant un nom.
Merci, Dieter Claus !







